Merci pour le printemps

Merci pour le printemps

Merci mon Dieu, pour l'arrivée du printemps!
Au beau milieu du carême, cela me dit que Pâques va venir

Les jours allongent. La neige disparaît peu à peu. Le soleil se fait plus vigoureux. Un oiseau chante. Hier, pendant les vêpres, un chat miaulait. Pour sûr, le printemps s'annonce.

Ce soir, ô Seigneur, je t'ai entendu parler avec la Samaritaine.   Tu lui disais: <Quiconque boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif; l'eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissant en vie éternelle.>

Quelles paroles! Elles valent bien des heures, des jours, des semaines de méditation.  Je vais les garder en moi pour me préparer à Pâques.

L'eau que tu me donnes devient eau vive, si bien que je n'ai pas à la ménager : je n'ai qu'à la laisser jaillir de mon coeur pour que quiconque le désire, s'en abreuve.  Peut-être verrai-je la source en moi quand les autres viendront s'y désaltérer.

Je doute bien souvent, Seigneur, qu'il y ait une source de vie en moi.  Bien souvent, j'ai peur qu'elle soit tarie, que le puits soit ensablé.

Que le printanier et l'eau que tu me donnes me comblent de joie ô Seigneur,
mon espoir et mon Sauveur.
  Amen

Henri J.M. NouwenDe la peur à la grâce, page 38

 

Joseph, mon ami !

Joseph, on t'appelle le juste,

le charpentier, le silencieux ;
moi, je veux t'appeler "mon ami".


Avec Jésus, ton fils et mon Sauveur,
avec Marie, ton épouse et ma Mère,
tu as ta place dans mon coeur,
tu as ta place dans ma vie.

Ta présence sur mon chemin,
elle est discrète comme ton silence ;
mais je te reconnais bien à ton regard attentif,
à ton coeur disponible,
à ta main secourable.

Et tu sais, j'ai besoin de toi, j'ai besoin que tu sois là près de moi au rendez-vous de mes amitiés. Tes doutes et tes hésitations à suivre Marie dans sa mystérieuse aventure me rapprochent de toi.


Prends ma main et conduis-moi,
lorsque l'ombre et la nuit rendent mes pas incertains.

Toi qui as cherché le Seigneur, toi qui l'as trouvé, dis-moi où il est.


Dis-moi où il est, quand les jours succèdent aux jours sans histoire, remplis de travail et de soucis, ou de solitude ou d'ennui.

Dis-moi où il est quand l'épreuve et la souffrance sont le pain quotidien.


Dis-moi où il est quand je ne le cherche plus, comblé et satisfait, bien installé dans mon confort et mes aises !

Dis-moi où il est, quand l'espérance relève mon courage et m'invite à avancer avec plus d'entrain.

Dis-moi où il est quand mon coeur veut l'aimer, lui, le premier, et les autres avec lui et en lui .

Dis-moi où il est, quand on vient près de moi, chercher réconfort, amitié et joie.

Joseph mon ami,
toi qui a cheminé à travers les rayons et les ombres,
apprends-moi à rencontrer le Seigneur dans le quotidien de ma vie.

Toi, le témoin étonné de l'action de l'Esprit,
aide-moi à reconnaître ses merveilles et à lui être soumis.

Toi, le grand attentif à tous les besoins des tiens, garde bien ouverts et mon coeur et ma main.

Joseph, mon ami toi qui es parti sans bruit pour l'éternelle Patrie, reste bien près de moi au soir de ma vie.

Ecoute ma prière, celle jamais oubliée : « Jésus, Marie, Joseph, je vous donne mon coeur, mon esprit, ma vie ».

Joseph, mon ami, au Seigneur qui m'appellera au soir de ma vie, conduis-moi je t'en prie et demande lui de m'accueillir dans son paradis.


Amen.

 

Pour le temps de Pâques

"Seigneur, fais nous voir ta miséricorde
et donne-nous le Sauveur"(Ps 84. v.8)

Jésus Sauveur, ton nom est Miséricorde,
ta compassion pour nous est plus grande que tout.
Tu es venu pour nous sauver.
Ton Père est le père des miséricordes
et tu es au milieu de nous le visage de la miséricorde.
Tu nous portes dans ton coeur,
tu nous cherches jusqu'à ce que tu nous aies trouvé.
Tu nous tends une main douce et sûre
quand nous tournons le dos au bonheur que tu nous offres.
Ta miséricorde est sans limite
parce que tu remets tous les péchés même les plus grands.
C'est toi qui nous aimes le premier,
tu nous invites, tu cours après nous,
tu nous presses de te chercher
et de nous tourner vers toi,
 tu nous ouvres un passage.

Dans la joie de la résurrection,
donne-nous un coeur nouveau qui se détourne du péché
et s'ouvre pour accueillir ta miséricorde,
fais-nous vivre en paix avec toi et demeurer en toi
sans plus te faire obstacle.

 à partir d'un texte de saint Jean Eudes (1601-1680)
OC VIII p.52-59

(supplément au Feuillet de Contact, de la paroisse Saint Lambert de Bouvignes-sur-Meuse, mars et avril 2010)